Glossaire: l’éthique

Dynamique

L’éthique est un mode de régulation des comportements qui provient de l’individu et qui met l’accent sur des valeurs coconstruites et partagées pour donner un sens à ses décisions et à ses actions, faisant ainsi appel à son jugement personnel et à sa responsabilité.

L’éthique se situe dans une perspective d’autorégulation, parce qu’elle fait appel à une maîtrise de soi qui permet à l’individu d’établir par lui-même et à la lumière des valeurs partagées la gestion de ses comportements.

C’est ce caractère autorégulatoire qui distingue l’éthique des autres modes de régulation, parce qu’il laisse une plus grande place à l’autonomie et à la responsabilité de l’individu. Si un tel accroissement de l’autonomie accordée aux individus soulève la possibilité de l’abus dans une perspective d’autorégulation, la volonté des individus de se réguler par eux-mêmes les amène au contraire à réfléchir sur leur façon d’agir et sur les responsabilités qu’ils ont à l’égard de l’autre. L’éthique s’inscrit donc dans une logique préventive, c’est-à-dire qu’elle amène l’individu à éviter les comportements qui pourraient avoir des conséquences négatives pour lui-même ou pour les autres. Nous pouvons ainsi dire que l’éthique favorise une autonomie et une responsabilisation des individus.

Dans un contexte de transformation de la fonction publique, la marge de manœuvre accrue accordée aux individus se traduit par une autonomie et un pouvoir plus grands. Dans une logique de prévention des abus ou des comportements problématiques, la réflexion éthique amène donc les individus à se questionner avant d’agir. Ce questionnement portera notamment sur la façon adéquate d’utiliser leurs pouvoirs afin de ne pas subir ou faire subir à autrui des conséquences néfastes et ainsi comprendre les responsabilités qui découlent de cette marge de manœuvre accrue.

L’éthique dans les organisations publiques ne correspond donc pas à exercer une surveillance des comportements des membres de l’organisation ou à les encadrer par un code de conduite. Envisager la gestion des comportements dans une perspective éthique vise plutôt à favoriser la gestion des comportements par les individus eux-mêmes afin qu’ils évitent les abus. Une des conditions nécessaires au développement de l’éthique dans une organisation constitue par conséquent la croyance véritable dans le jugement autonome des individus, notamment de la part de la haute direction.

En éthique, les valeurs sont le fondement de la décision et de l’action.

En éthique, c’est en se fondant sur ses valeurs que l’individu évalue la justesse de ses décisions ou de ses actions. Les valeurs (que nous pouvons définir en termes d’idéaux collectifs), servent de guide pour l’individu qui doit mesurer a priori l’incidence de sa décision ou de son action sur les autres et sur la collectivité.

Cette perspective sous-tend qu’il est difficile de déterminer «le bien» de façon absolue et définitive dans des règles ou des normes. L’éthique amène plutôt l’individu à faire une réflexion et un questionnement sur les raisons, les origines et les fondements de ses décisions et de ses actions. L’éthique fait donc poser les questions pourquoi? dans quel but ? pour quelle raison? avec quelle intention est-ce que j’agis? Par ce questionnement, l’éthique conduit l’individu à identifier les valeurs qui le définissent et qu’il souhaite mettre en pratique dans ses actions. Les valeurs l’aident ainsi à prendre la meilleure décision possible dans le contexte.

Puisque l’éthique prend forme dans le rapport à l’autre, ce sont plus précisément les valeurs partagées issues d’une construction collective qui permettent à l’éthique d’assurer la régulation des rapports sociaux.

Même si l’éthique valorise la maîtrise de soi, elle part du principe que l’humain est un « animal social » qui ne peut pas vivre de façon autarcique. L’éthique aide donc l’individu à s’ouvrir aux besoins des autres; elle l’amène à vouloir tendre vers un équilibre entre ses pulsions de liberté et ses responsabilités à l’égard des autres.

En éthique, le sens que les individus souhaitent donner à leur interaction sociale découle d’une entente, d’une construction collective à laquelle chacun est associé. C’est dans le dialogue, où chacun peut exprimer ses valeurs, qu’émerge un consensus sur les valeurs partagées et que se crée un sens commun. C’est donc dire qu’en éthique les valeurs de référence proviennent des individus et sont partagées par tous.

Ce sont, par conséquent, les valeurs coconstruites et partagées par les individus qui servent de guides à la réflexion et à la délibération éthique, les aidant ainsi à prendre des décisions qui sont considérées par tous comme étant acceptables, raisonnables ou justes, bref, les meilleures possibles dans les circonstances. C’est donc lorsqu’il est possible de répondre par l’affirmative à la question « Puis-je justifier mon comportement à la lumière des valeurs partagées? » que l’éthique devient véritable- ment ce qui oriente les comportements et en assure la régulation.

Au sein d’une organisation publique, nous parlons en général des valeurs organisationnelles. Pour que celles-ci puissent être des guides d’action dans une perspective de l’éthique, ces valeurs doivent être partagées par les membres de l’organisation et doivent viser l’excellence et les bonnes pratiques dans l’accomplissement de la mission de l’organisation. Puisque nous ne partageons pas systématiquement les valeurs organisationnelles lorsque nous nous joignons à une organisation, il devient nécessaire, toujours dans une perspective de l’éthique, de créer des lieux où les valeurs sont discutées et identifiées, de façon à permettre à chacun de contribuer à cette construction collective et de favoriser leur appropriation. Cela passe notamment par la consultation des membres de l’organisation dans le but d’élaborer un énoncé de valeurs ainsi que par de la formation qui visera l’appropriation des valeurs.

En outre, un changement important dans la culture de gestion amène nécessairement des tensions entre les valeurs anciennes et les valeurs nouvelles au sein des organisations publiques, exacerbant le besoin pour plusieurs organisations de réaffirmer ou redéfinir leurs valeurs organisationnelles.

L’éthique fait appel au jugement, puisque c’est l’individu qui est responsable de la décision à prendre ou du geste à poser afin d’actualiser les valeurs coconstruites et partagées.

L’éthique concerne donc la délibération et la prise de décision plutôt que la seule exécution de règles, de normes et de directives. Dans la délibération éthique, l’individu est d’abord amené à évaluer ses décisions à la lumière des valeurs partagées qu’il souhaite actualiser, c’est-à-dire mettre en pratique.

Or, les valeurs étant très souvent contradictoires, l’individu doit juger de la priorité des valeurs en jeu dans les circonstances. Puisqu’en éthique nous ne faisons pas appel à des normes ou des règles qui déterminent le comportement à adopter pour actualiser les valeurs, l’individu doit par conséquent faire appel à son jugement afin de trancher entre des valeurs importantes qui ne peuvent pas être mises en pratique pleinement dans les circonstances.

Ainsi, lorsqu’un dilemme d’ordre éthique (conflits de valeurs, absence de repères, etc.) survient, la délibération devient essentielle. La délibération est une évaluation des raisons d’être des comportements à la lumière des valeurs partagées, et constitue un temps d’arrêt où l’individu s’engage dans un débat moral avec lui-même dans l’intention de formuler, pour les autres et pour lui-même, ses raisons d’agir.

En ce sens, la visée de l’éthique est de conduire l’individu à prendre une décision réfléchie et délibérée plutôt que spontanée, parce qu’elle se prend après avoir questionné ses automatismes, après s’être observé afin de sonder ses propres assises et après avoir pris en considération le sens partagé. Dans une perspective de l’éthique, cette décision doit aussi être justifiable, l’individu devant être en mesure de répondre de sa décision aux autres.

L’éthique oblige donc à demeurer modeste, puisqu’elle n’est nullement réservée aux vertueux : elle est simplement une inspiration et une méthode de raisonnement pour les êtres raisonnables de bonne volonté.

Dans une organisation, le recours à l’éthique devient nécessaire lorsqu’il y a absence de règles ou quand celles-ci sont imprécises. L’éthique constitue alors un outil d’aide à la prise de décision dans l’interprétation des règles et dans la gestion des conflits entre les différentes règles, entre les règles et certaines valeurs de même qu’entre plusieurs valeurs.

Dans un contexte de marge de manœuvre accrue, ces situations sont plus susceptibles de se produire. Par conséquent, l’éthique permet d’outiller les agents publics afin qu’ils ne soient plus que des exécutants d’une norme qui assure des valeurs qui permettent de « bien » agir en fonction uniquement des attentes de la direction. Ils deviennent plutôt des acteurs qui doivent prendre des décisions adéquates afin d’actualiser les valeurs partagées de la façon la plus juste et acceptable pour eux, pour leurs collègues, pour l’organisation et pour la population.

L’éthique repose sur une entente mutuelle issue de l’engagement de chacun à adopter les valeurs coconstruites et partagées, ce qui nécessite d’établir une relation de confiance entre les individus.

Contrairement à un contrat juridique ou formel, le lien qui unit les individus dans cette entente, que nous pourrions qualifier de « contrat collectif », est ténu, parce qu’il repose sur leur engagement plutôt que sur une obligation légale ou formelle. La confiance mutuelle est donc au cœur de cette entente et elle doit continuellement être renouvelée par l’actualisation des valeurs partagées dans les décisions et les actions des individus.

Puisqu’elle repose essentiellement sur la confiance, cette entente est par conséquent fragile, ce qui l’amène à faire l’objet d’une réflexion et d’un dialogue continus dans le but de faire évoluer afin de mieux refléter le sens partagé, qui évolue lui aussi.

L’éthique appelle ainsi la nécessité de questionner continuellement le sens profond que nous souhaitons donner à notre interaction sociale. Par cette réflexion et ce dialogue continus, l’éthique amène les individus à sans cesse renouveler leur engagement à poser les valeurs partagées comme références communes à l’action.

C’est cette conscience de la fragilité de l’entente qui devrait inspirer les individus à être vigilants et les motiver à gérer leurs pulsions égoïstes et leurs tendances individualistes.

Dans les organisations, c’est lors de l’élaboration et de l’appropriation de l’énoncé de valeurs que les individus créent cette entente mutuelle, ce « contrat collectif », en prenant l’engagement de se référer aux valeurs partagées, c’est-à-dire les valeurs organisationnelles, lors de leur prise de décision. Ces valeurs doivent cependant faire l’objet d’une remise en question régulière, afin d’être réaffirmées ou actualisées pour refléter le sens partagé par les membres de l’organisation en constante évolution.

C’est par exemple en effectuant de façon périodique une consultation des membres de l’organisation, comme celle qui avait initialement mené à l’élaboration d’un énoncé de valeurs, que ces valeurs pourront continuellement être actualisées et que les membres de l’organisation pourront renouveler leur engagement. Si plusieurs des valeurs qui lient les membres d’une organisation existent de façon implicite, l’éthique contribue à les rendre explicite et favorise leur considération réelle en tant que référence à l’action.

L’éthique, en facilitant la création d’un lien et d’une entente entre les membres de l’organisation qui va au-delà des seules obligations légales ou déontologiques permet de favoriser le sentiment d’appartenance au groupe et à l’organisation.

En éthique, la gestion du rapport à l’autre repose par conséquent sur la reconnaissance de l’autre en tant que personne et sur la nécessité de le respecter en le prenant en considération dans les décisions.

Puisque l’éthique émerge d’une différence (de valeurs, d’intérêts) entre soi et l’autre que nous souhaitons gérer afin de recréer un sens partagé, la gestion du rapport à l’autre repose sur la reconnaissance de l’autre en tant que personne (plutôt qu’en tant que simple exécutant). Le respect de l’identité et de la différence se traduit par la prise en considération de l’autre et de ses intérêts distincts dans l’évaluation des décisions et actions ; l’autre étant tout individu qui sera touché de près ou de loin par ces décisions et ces actions.

L’éthique facilite, par conséquent, des décisions et des mesures qui permettent de résoudre le plus efficacement possible le problème de la tension entre l’autonomie de la personne et le respect de l’autre, encourageant dès lors une interaction harmonieuse.

Ainsi, à l’intérieur d’une organisation, c’est la notion de reconnaissance qui devient le nouveau leitmotiv afin d’intégrer le respect de l’autre comme l’un des points importants de la philosophie de gestion et des relations interpersonnelles.

Mais l’éthique ne se limite pas qu’à la dimension intra-organisationnelle, c’est-à-dire les relations entre les membres de l’organisation; elle se réalise aussi dans les relations externes de l’organisation. L’éthique vise en effet à prendre en considération les valeurs et les intérêts de l’ensemble des personnes et des groupes de personnes sur qui ses activités ont une incidence. Ces groupes, que nous appelons parties prenantes, incluent à la fois les membres de l’organisation, les clients, les utilisateurs, les partenaires, les fournisseurs, la population dans son ensemble, les autres ministères et organismes, les médias, les groupes d’intérêts, les générations futures, etc.

Motivation

La motivation de l’individu à utiliser son jugement éthique repose sur son engagement personnel vis-à-vis des autres à respecter les valeurs partagées ainsi que sur sa responsabilité.

En éthique, la reconnaissance des valeurs communes repose sur la participation des individus à la construction du sens partagé ainsi que sur leur promesse à les actualiser.

En éthique, l’engagement personnel vis-à-vis des autres à adopter les valeurs partagées comme guide de la conduite constitue la motivation à agir.

La motivation à agir en fonction des valeurs communes vient ainsi de la promesse que fait l’individu à l’égard des autres. C’est la parole de l’individu qui est mise en jeu à partir du moment où il fait la promesse d’actualiser les valeurs partagées dans ses décisions et ses actions et de s’engager dans la voie tracée par ces valeurs.

L’éthique fait appel à la responsabilité plutôt qu’à la sanction comme source de motivation à agir.

La promesse d’engagement envers les valeurs partagées amène les individus à répondre de leurs décisions et actions devant les autres. L’individu est interpellé par les autres et doit ainsi expliquer les raisons qui justifient la décision prise ou le geste posé dans une situation donnée. Il est en outre tenu d’en assumer les conséquences. La responsabilité engendre donc nécessairement la transparence, car l’individu responsable est prêt à expliquer publiquement, devant les autres, les raisons qui l’ont amené à prendre telle décision ou à poser tel geste.

Cette idée de responsabilité ne s’impose cependant pas d’elle-même. Elle est plutôt recherchée par l’individu, qui doit assumer pleinement et librement cette responsabilité qui lui incombe, par souci de l’autre et de lui-même. Cette responsabilité exige de l’individu une très grande maîtrise de soi. Cette dernière ne s’acquiert que par un travail exigeant et continu de l’individu sur lui-même ainsi que par l’acceptation du consensus issu du dialogue. Cette maîtrise de soi sous-tend en outre un certain renoncement, puisque dans sa délibération, l’individu est amené à renoncer à des valeurs au nom de certaines autres.

Par sa réflexion, l’individu est ainsi amené à renoncer à une part de ses intérêts, en raison du fait que leur poursuite aurait ou pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les autres. Il doit alors accepter de se « faire violence », en réprimant une pulsion parfois forte à agir en fonction de son intérêt individuel.

Lorsqu’un individu agit de façon contraire à l’éthique, c’est-à-dire lorsque ses choix ou comportements ne peuvent se justifier à la lumière des valeurs partagées, il n’y a pas de sanction formelle par le groupe, mais une perte de sens, d’estime de soi et de sentiment d’appartenance au groupe.

Le non-respect de la promesse et de l’engagement constitue un bris de l’engagement, qui entraîne une fragilisation du lien qui unissait les parties, menant soit à une rupture totale ou à la renégociation des termes de l’entente mutuelle et des valeurs qui la sous-tendent. L’individu qui brise le contrat aura un sentiment de gêne, voire de honte à l’égard de l’autre ou des autres, car il sait qu’il a trahi la confiance et qu’elle ne sera désormais jamais plus la même. La perte est là et elle est loin d’être banale, puisqu’elle perturbera l’individu pendant longtemps.

L’objectif de l’éthique consiste par conséquent à assurer une interaction sociale harmonieuse en lui donnant un sens partagé par les individus.

Dispositifs

Les dispositifs de l’éthique visent à énoncer les valeurs coconstruites et partagées, à favoriser la délibération et le dialogue ainsi qu’à orienter les décisions et les actions afin de leur donner un sens.

Dispositifs d’énonciation des valeurs coconstruites et partagées

L’énoncé de valeurs

L’énoncé de valeurs regroupe les valeurs coconstruites et partagées par l’ensemble des membres d’un groupe ou d’une organisation. Ces valeurs peuvent être vécues, c’est-à-dire issues des mœurs, ou visées. Issues du dialogue, ces valeurs partagées peuvent être consignées dans un document écrit ou être transmises de façon orale, mais elles sont toujours explicitées et mises à jour au moyen d’un dialogue continu entre les membres du groupe. […]

Dispositifs de délibération et de dialogue

Le dialogue

Le dialogue constitue un outil central en éthique. Il s’avère être une méthode privilégiée qui permet à chaque membre d’un groupe ou d’une organisation d’exprimer ses valeurs, qu’elles soient vécues ou visées. Le dialogue permet ainsi de construire un sens commun et de trouver la réponse aux dilemmes collectifs.

Il se distingue de la négociation par le fait qu’il ne présuppose pas de rapports de pouvoir entre les individus; il reconnaît plutôt l’autre en tant que personne égale. Il ne vise pas à argumenter afin de parvenir à un arrangement ou à convaincre, mais plutôt à cerner les points de désaccord qui séparent les individus ainsi qu’à établir une entente.

Il se distingue aussi d’une simple communication ou discussion, puisque, au-delà d’un échange d’information et de points de vue, le dialogue cherche la coopération, la compréhension mutuelle et la construction commune en vue d’une action ou d’une décision. Ce faisant, le dialogue sous-tend nécessairement que les individus doivent faire des compromis pour arriver à une entente. […]

La délibération

Si, en ce qui a trait à l’aide à la décision, le dialogue concerne la dimension collective de l’éthique, la délibération constitue un outil qui aide les individus à prendre des décisions et à gérer leurs conflits de valeurs sur une base individuelle. La délibération consiste par conséquent à faire une réflexion critique sur les éléments de la décision et à les pondérer, afin de poser un jugement et prendre une décision raisonnable dans les circonstances. Bien que la délibération concerne l’individu, elle s’envisage toujours dans une perspective dialogique, parce qu’elle permet d’expliquer et de justifier les raisons qui ont poussé à agir et la décision qui a été prise. […]

Dispositifs qui visent à orienter les décisions et les actions

L’apprentissage et la formation

Puisque l’éthique s’inscrit dans une logique de prévention des comportements problématiques, l’apprentissage et la formation s’avèrent des mécanismes essentiels à ce mode de régulation. Ces dispositifs s’élaborent dans une perspective de délibération et de dialogue, c’est-à-dire qu’ils visent à former les aptitudes de délibération éthique des personnes et à favoriser leur capacité à dialoguer entre elles.

Les instances-conseils et les comités d’aide à la décision

En éthique, non seulement les individus doivent-ils être outillés afin de prendre des décisions justes et acceptables, mais ils doivent aussi être conseillés lorsqu’ils sont confrontés à un dilemme. Il ne s’agit pas ici d’une instance qui influencera l’individu sur la décision qu’il doit prendre ou la mesure qu’il doit mettre en application, mais plutôt de l’éclairer et de l’orienter à la lumière des valeurs partagées et des différents éléments et personnes associés dans la décision à prendre. […]

Les mécanismes alternatifs de résolution de conflits

Il existe des mécanismes qui font appel à des processus de médiation ou de conciliation. Ils sont utilisés de plus en plus fréquemment afin de résoudre des conflits entre différentes parties, en dehors des procédures judiciaires. Un nombre croissant d’organisations se dotent de mécanismes alternatifs de résolution de conflits pour résoudre, notamment, les problèmes de harcèlement sexuel, de discrimination ou d’autres plaintes d’employés.

L’efficacité de ces dispositifs repose sur le fait qu’ils sont élaborés et mis en place dans une logique de dialogue et d’orientation des comportements.

Dans le cas où ces dispositifs seraient au contraire implantés dans une perspective d’autorité et de surveillance des comportements, ils ne permettraient plus de favoriser la responsabilisation des individus et tendraient plutôt vers une forme de déontologie.

Boisvert, Yves, Legault, Georges A., Côté, Louis, Marchildon, Allison et Jutras, Magalie (2003). Raisonnement éthique dans un contexte de marge de manœuvre accrues : clarification conceptuelle et aide à la décision. Québec : Centre d’expertise en gestion des ressources humaines. Secrétariat du Conseil du trésor, p. 31 à 41



Catégories :2015-2016: Radicalisation et extrémisme violent sur le net, 2016-2017: Médias, propagande et radicalisation, Glossaire

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